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WEEK-END A ISTANBUL
S’évader le temps d’un weekend à Istanbul, c’est possible. En 3h30 de vol, l’ancienne Constantinople s’offre à vous et son cortège de mosquées féeriques, églises byzantines et marchés qui respirent bon l’orient, jardins qui donnent sur le Bosphore. Une échappée hors du temps à partir de 300€, vol aller-retour et deux nuits compris.
Les Bazars
Le Grand Bazar obéit à un ordonnancement qui date du XVème siècle, même s’il a été reconstruit depuis. Marché couvert recoupant plus de 4000 boutiques réunies en quartiers dits hans (les tapis, les livres, la maroquinerie, antiquités…) Le Bazar Egyptien est le marché aux épices, qui regorge de loukoums et baklavas, de miel servi à la louche dans ses alvéoles, de roses séchées. Attardez-vous surtout dans les caravansérails qui se glissent çà et là entre les deux bazars. Anciennes auberges-dépôts de marchandises, les caravansérails s’organisent autour d’une cour et de deux galeries. Le Zincirli Han vaut le détour, calme et charme assurés dans ce caravansérail aux orfèvres réputés.

Petite excursion sur le Bosphore
Une embarquée de deux heures à peine vous permet d’emprunter ce détroit légendaire, point de rencontre entre l’Europe et l’Asie. La Corne d’Or se déploie dans toute sa majesté et révèle les fastes de son passé en découvrant son défilé de mosquées, son chapelet de collines (Istambul est bâtie à l’instar de Rome sur sept collines), les façades de marbre blanc du palais de Dolmabahce, le gigantisme de ses deux ponts suspendus, le pont du Bosphore et le pont de Memeht Fatih construit à l’emplacement du pont flottant qu’emprunta Darius 2500 plus tôt, ses remparts dévoilant la forteresse Rumeli Hisari. Les yali ne sont pas en reste. Ces demeures en vogue au XIXème siècle sont autant de petits palais qui bordent les rives du Bosphore. La magie se poursuit avec une halte dans les petits villages de pêcheurs. Comptez alors une demi-journée ou une soirée d’excursion.

Le quartier de Sultanahmet : Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue.
Sainte-Sophie est intimement liée à l’histoire d’Istanbul. Sommet de l’art byzantin, la basilique fut construite par l’Empereur Justinien en 537, elle se convertit en mosquée en 1453 au moment de la conquête ottomane pour devenir un musée en 1934 dans le mouvement de laïcisation lancé par Attatürk. Venez admirer les mosaïques byzantines sur fond d’or sous la coupole qui inonde de lumière la nef. A deux pas, la Mosquée Bleue, XVIIème siècle sous le règne du sultan Ahmet, renferme les fameux carreaux bleutés d’Isnik. Un septième minaret a été ajouté à la Mosquée Bleue qui n’en comptait que six, comme la Mecque, ce qui était considéré comme un sacrilège pour cet édifice mondialement connu.

L’église Saint-Sauveur de Chora
Pour les amateurs de mosaïques byzantines, l’Eglise Saint-Sauveur-in-Chora rivalise avec celle de Ravenne en Italie. Ne ratez pas cette visite même si Saint-Sauveur, église du XIème siècle transformée en mosquée puis en musée comme Sainte-Sophie, est excentré par rapport au quartier de Sultanahmet.

La mosquée de Soliman
Dix coupoles rayonnent autour d’un dôme central, le tout rehaussé de quatre minarets dont deux atteignent 74 mètres. Des colonnes de porphyres marquent l’entrée de cet édifice démesuré, né de la volonté de Soliman qui ordonna la construction (1550 -1557) à l’architecte Sinan. Sobriété du décor, mais place à la lumière, pratiquée par une centaine d’ouvertures dans la grande salle de prières et, un peu d’ornementation tout de même, avec ces vitraux figurant les fleurs et versets du coran ou bien le marbre blanc du mihrab et du minbar. Ne manquez pas les mausolées de Soliman et de son épouse Roxelane à deux pas de là. Soliman le Magnifique avait pensé grand : autour de la mosquée devaient graviter cinq écoles coraniques, un hôpital, une bibliothèque, jardins et autres dépendances.

Le palais Topkapi
Immense ensemble construit entre le XVème et le XIXème siècle qui servait de résidence aux sultans. Quelques chiffres : 700 000 m², des centaines de pièces dont pas moins de 400 chambres pour le harem, des mosquées, des bibliothèques, des fontaines dans les quatre cours- jardin qui commandent le palais devenu le musée emblématique de l’art islamique.

Un peu d’animation stambouliote
Si vous vous êtes déjà désaltérés dans les salons de thé des luxueux jardins de la ville, le café Pierre Loti vous a conquis, une ambiance plus agitée et branchée vous attend dans le quartier de Beyoglu qui commence à la place Taksim et son centre culturel d’Attatürk. Théâtres, cinémas, restaurants comme dans le passage des fleurs dit Ciçek Pasaji, le Saint-Germain des Prés d’Istanbul. Le quartier se termine par la vue panoramique sur le Bosphore et la ville depuis la Tour de Galata et le Palais de Dolmabahce.

Budgets à prévoir
• Vol direct : 3h20. Compter entre 305€ et 400 € par personne pour un aller-retour avec Air France en vol direct. Turkish Airlines et de nombreuses compagnies assurent la liaison entre Paris et Istanbul à des prix compétitifs.

• Forfaits week-end : les formules les plus avantageuses comprennent un aller-retour deux nuits d’hôtels dans un 3 étoiles en demi-pension. Les hôtels proposés sont majoritairement situés dans le périmètre de Sainte-Sophie. Ainsi Eco Tour propose ce type de formule à l’hôtel Grand Savur pour 450 € en demi-pension. Le site Voyage-Sncf. Com liste ainsi toutes les offres des Tours Opérateurs qui tournent autour de 350 € pour 2 ou 3 nuits sans les repas. Voyageurs du monde propose 650 € pour un aller-retour Air-France, trois nuits dans un hôtel plus chic situé au pied de la Tour de Balata.

Infos utiles
• Moyens de transport publics : Istanbul est bien desservie en bus. Le métro n’assure pas la liaison des sites touristiques. Un pass combinant voyages en bus, bateau, funiculaire, tramway existe. Distinguez les bus privés (le ticket s’achète à bord) des bus publics (le ticket s’achète en kiosque). Deux tramways : l’ancien tramway borde l’avenue centrale du quartier de Beyoglu pour arriver à la place Taskim. Le nouveau tramway est plus fréquenté, attention aux heures de pointe, puisqu’il relie le quartier de Sultanahmet au port d’Eminönü.
• Les taxis et domulus (taxis collectifs) : peu onéreux et pratiques.
• Attention aux jours de fermeture ! Le Grand Bazar ferme le dimanche, le palais de Topkapi, le mardi et Sainte-Sophie, le lundi.
• Le port d’Eminönü est le point de départ des excursions sur le Bosphore. Il est préférable de se renseigner au préalable à l’office du tourisme au vu de la multitude d’excursions proposées par des compagnies de ferry, vapeurs mais aussi petits bateaux privés.